La charge des chevaliers pendant la bataille de Crécy

Des milliers de chevaux galopaient vers le sommet de la colline provoquant un bruit de galop pire que 100 orages réunis; un vacarme dont les Anglais n’avaient cure !

Record pour Clotaire : six épouses
On ignore comment le roi Franc gère un tel harem. Apparemment bien puisque seule l’une d’elles, Radegonde, fuit au couvent.

Pour Dieu et le royaume !

La déroute de la chevalerie française à Crécy pendant la guerre de cent ans

 » Un nouveau nuage de flèches tomber sur la chevalerie de France avec ce feulement si singulier qu’on frissonna de l’entendre. On vit le roi prendre un trait dans sa ventaille et l’arracher. Du sang sinua sur son colletin.
Aux Goddons ! hurla Saint-Venant.
Aux Goddons ! fit Alençon.
On vit le comte de Blois, qui avait joyeusement embroché du Français et du Génois, pointer sa lance souillée par des débris d’intestins ; on vit le duc de Lorraine achever un arbalétrier d’un coup de hache et brandir le croissant d’acier rouge en criant : « Aux Goddons ! A la mort ! A la mort ! ». On vit le comte de Namur abattre son fléau d’armes sur un vougier de sa propre maison et galoper vers les hauteurs de la colline ; on vit deux des trois archevêques, mitrés de fer, frapper des têtes à coups de crosse; on vit Thierry de Senseilles, sur son beau cheval, lever bien haut la bannière de Jean de Hainaut et s’élancer ; on vit la vieille oriflamme de Saint-Denis osciller derrière Philippe VI entouré de Montmorency, Thouars, Sancerre, criant à qui mieux mieux : « Pour Dieu et le royaume ! » »

 » Une nouvelle pluie de flèches. On vit des chevaux s’effondrer sur le flanc, le ventre, la tête ; des chevaliers branler sur leur selle et basculer, certains restant accrochés par l’étrier jusqu’à ce que, tombant enfin, ils fussent piétinés par les montures de leurs compagnons. On vit choir des épées, des lances, des écus et des bannières, mais les chevaleries du roi et de son frère progressaient toujours. Deux cents toises… Cent… Cinquante… Les Anglais prenant taille et forme humaine derrière leurs verdoyants roulis… « Les épieux ! »
De terribles broches de bois, ni plus ni moins…
— Haaahhh !  »
Avec l’aimable autorisation des éditions Aubéron

Il avait conduit à la mort une armée de chevaliers !

La mort des chevaliers français pendant la guerre de 100 ans

 » Le formidable élan des meneurs de l’escadron d’Alençon venait de s’effondrer dans une tranchée brusquement révélée après laquelle une levée de terre discontinue, hérissée de piques acérées, constituait une seconde ligne défensive avant les palanques de l’ennemi. Les tout premiers chevaux se rompirent les membres dans la fosse tandis que ceux qui parvenaient à la franchir d’un saut allaient donner dans les épieux dont les pointes crevaient leur poitrail ou leur ventre.
Tous tombèrent, exhalant de grandes plaintes, entraînant leur seigneur dans leur chute et parfois dans la mort, car sous la force du heurt, certaines cuirasses s’ouvrirent aux biseaux de bois dur. Derrière, les autres destriers poussèrent, tombèrent et se meurtrirent à leur tour sur le parapet planté de dents obliques. Hommes et bêtes s’amoncelèrent, criant, râlant, hennissant de peur et répandant leur sang. Les hauteurs, de Wadicourt à Crécy, grouillantes de fers et de chairs palpitantes, retentirent de hurlements de rage et de plaintes énormes. « 

 » Le soleil noircissait ; les braillements atteignaient des hauteurs impossibles, et tout devenait effrayant dans cette apothéose du meurtre et de la souffrance, tandis que le roi de France bataillait toujours, vacillant sur ses jambes de fer. Sans doute ne comprenait-il pas pourquoi il reculait devant ces piétons méprisables d’où il ne pouvait déceler le chevalier du huron tant les cottes, les mailles, les cuirasses, teintes de sang, se ressemblaient. Sans doute voulait-il mourir pour que deux ou trois trouvères — et même davantage — chantassent ses exploits… Mais quels exploits ? Il avait conduit à la mort une armée de cent mille hommes !
Avec l’aimable autorisation des éditions Aubéron

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