Philosophes et historiens de la Grèce antique

La philosophie et la science, au sens où nous l'entendons, sont nés dans l'Orient grec, particulièrement en Ionie, dans le courant du VIe siècle avant Jésus-Christ. Sans nier son emprunt à l'Asie Mineure (la Mésopotamie par exemple), le génie grec fut d'en établir des règles et des principes qui feront date dans notre histoire

Les philosophes grecs

Les célèbres philosophes de la Grèce antique

ARISTOTE (-384/-322)
L’un des plus grands philosophes grecs. Il est le fondateur d’une école philosophique de renom : le Lycée. On lui doit l’essentiel de notre information sur les notions de citoyen et de citoyenneté et notre connaissance des institutions. Ses oeuvres comprennent encore des traités de logique, des ouvrages de métaphysique, morale, philosophie politique, rhétorique, de sciences de la nature et des critiques littéraires.
DIOGÈNE (-413/ -324)
Le Cynique, célèbre philosophe, élève d’Antisthène. Diogène soutenait que l’homme, pour parer aux chan gements de la vie, devait se libérer du monde extérieur et mépriser ses biens. De nombreuses anecdotes courent sur Diogène et ses adeptes : Diogène et son tonneau, des philosophes débraillés se livrant à des obscénités…
ÉPICURE (-341/-271)
Fondateur à Athènes de l’école du «Jardin ». Il prêche une philosophie qui renonce à presque tout, à commencer par la providence et les dieux de la mythologie. Il prône la doctrine du plaisir qui recentre l’homme sur lui-même dans le but d’atteindre à un équilibre spirituel parfait.
PLATON (-429/-347)
Philosophe, disciple de Socrate. Il est le fondateur d’une importante école philosophique de l’Antiquité : l’Académie. Outre la célèbre Apologie de Socrate, son oeuvre comprend vingt-cinq dialogues notamment le Banquet et La République. Il a développé une critique de la démocratie.
PYTHAGORE (-570/-480)
Fondateur d’une secte philosophicoreligieuse dont la doctrine unit étroitement études mathématiques et mysticisme. Pour ces adeptes, « les nombres sont pour ainsi dire le principe, la source et la racine de toutes choses ». Ils ont étendu leurs spéculations à l’astronomie, la musique et l’architecture.
SOCRATE (-470/-399)
Il est le fils d’un tailleur de pierre et d’une sage-femme. Son enseignement a marqué durablement l’Occident. Il est rationnaliste et refuse, avec une rigueur intellectuelle exceptionnelle, d’admettre une chose sans l’avoir soumise à l’examen critique. Il met particulièrement l’accent sur le concept du bien et jette les bases de l’éthique comme science. En -399, il fut accusé de ne pas reconnaître les dieux du culte officiel, responsable de la corruption des moeurs et des progrès de l’impiété. Il est condamné à boire la cigüe.
ZÉNON (-334/-264)
Commerçant converti à la philosophie après la lecture des Mémorables de Xénophon, il ouvre son école vers 300. Il enseigne d’abord sur l’Agora sous l’un des portiques (en grec, stoa, d’ou stoïcisme). Sa morale est exigeante mais conduit à un certain égalitarisme : l’homme doit se plier aux règles de la nature, en distinguant ce qui dépend de lui et ce qui ne dépend pas de lui comme les passions auxquelles il faut apprendre à renoncer.

Les Historiens grecs

Hérodote et ThucydideLes réunions de l ‘Ecclésia ont lieu sur la colline du Pnyx, face à l’Acropole. Le vote s’effectue à main-levée. L’Ecclésia se prononce sur tous les aspects de la vie politique. Elle élit ou confirme dans leurs charges les magistrats qui doivent rendre compte de leur action ; ils peuvent être démis à tout moment. Pour ce qui est de la politique étrangère, l’assemblée décide de la consolidation des alliances, de la déclaration de guerre et, si la situation l’exige, d’une contribution spéciale (cisphora) dans le domaine militaire.

Le médecin et les artistes grecs

Hippocrate définit la méthode d'observation sur laquelle repose le diagnostic médical

HIPPOCRATE (- 460/-377)
Prêtre du sanctuaire d’Askléppios, il définit la méthode d’observation sur laquelle repose le diagnostic médical. Il a notamment affinné : « toute maladie a une cause naturelle et, sans causes naturelles, il n’y a pas de maladie ». On connaît son serment que prêtent encore aujourd’hui les jeunes médecins.
PHIDIAS (-490/-431)
Il est l’un des plus grands sculpteurs de la Grèce antique. A son actif, la décoration et la peinture du temple de Zeus olympien, la partie sculptée du Parthénon, des statues chryséléphantines (en or et en ivoire) comme l’Athéna Parthénos et le Zeus olympien qui lui ont assuré un énorme succès. Accusé d’avoir détourné de l’or, il a été, selon les versions, emprisonné à vie ou acquitté.
PRAXITÈLE (-390/-330)
On ne sait presque rien de sa vie si ce n’est qu’elle fut entièrement tournée vers la création artistique. Il nous a laissé notamment l’Aphrodite de Cnide et l’Hermès d’Olympie, le Satyre au repos dont nous avons les copies. Il a travaillé le marbre et le bronze. Ses sujets étaient presque toujours des personnages divins.

Les écrivains et poètes grecs

HÉSIODE
Considéré par ses contemporains comme le rival d’Homère. Il a raconté la naissance des dieux et évoqué la condition humaine (la justice et le travail).
HOMÈRE
Selon la tradition, Homère était un aède aveugle qui compose ses poèmes en Ionie entre la fin du IXe et la fin du VIIIe siècle. On a vu dans sa cécité une belle métaphore. Héritier d’une longue tradition de poésie orale et sans doute contemporain de l’apparition de l’écriture alphabétique. Son Iliade et l’Odyssée ne cesse d’intriguer les chercheurs et certains doutent aujourd’hui qu’il en soit l’auteur.
PINDARE DE THÈBES (-518/-438)
Moins connu que Sophocle ou Eschyle, il est pourtant considéré comme le plus grand des poètes lyriques. Il a écrit des poèmes à la gloire des vainqueurs des concours panhelléniques.
SAPHO (-625/-580)
Considérée par ses contemporains comme la plus grande de leurs poétesses, Sapho chante ses amours pour les femmes dans ses textes dont il ne reste que quelques fragments. Pratiquant la musique comme la danse et la poésie, Sapho a créé des rythmes et des mètres nouveaux, notamment la strophe saphique.
XÉNOPHON (-430/-355)
Disciple à quinze ans de Socrate, il a écrit sur tous les sujets tenant à la politique, à la philosophie, à la guerre et même à la chose technique. Peut-être est-ce pour cela que les Anciens l’ont surnommé l’« Abeille attique ». Il a composé un roman historique et philosophique Cyropédie où il esquisse un portrait du chef d’État idéal.
EURIPIDE (-480/-406)
Il commence à écrire l’année même où meurt Eschyle. Très lié à Socrate, il a étudié la philosophie. Il compose quatre vingt-douze pièces, est couronné cinq fois. On a conservé de lui dix-sept tragédies parmi lesquelles Les Troyennes, Les Suppliantes.
ESCHYLE (-525/-456)
Plusieurs fois vainqueur aux concours tragiques des dyonisies urbaines, Eschyle a écrit plus de soixante-dix tragédies, dont sept nous sont conservées. II est considéré comme le père de la tragédie.
ESOPHOCLE (-496/-405)
Poète tragique, il a écrit plus de cent vingt pièces dont sept seulement nous sont parvenues. On connaît notamment Œdipe roi, Electre, Antigone. Sophocle mourut avant la prise d’Athènes et sa gloire était telle que le général lacédémonien Lysandre fit observer une trêve à ses troupes pour permettre à la dépouille mortelle de sortir de la ville assiégée.

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